Et si le déversoir de Milourd devenait une source d’énergie propre pour notre ville ? C’est une réflexion que nous souhaitons ouvrir autour d’une technologie encore trop peu connue : la micro-hydroélectricité.
Produire de l’énergie grâce à la force de l’eau
Le principe est simple :
Il s’agit de capter une partie du courant de la rivière pour faire tourner une turbine ou une vis d’Archimède.
L’eau est ensuite restituée à l’aval, sans modifier le cours naturel.
Cette technologie fonctionne également avec une faible chute d’eau, ce qui :
- limite l’impact sur la faune aquatique,
- permet de préserver le caractère naturel du site.
Des exemples concrets autour de nous
- À Bouchain (Nord) : une microcentrale équipée d’une vis d’Archimède alimente chaque année plusieurs bâtiments municipaux.
- À Pont-sur-Sambre (à une vingtaine de kilomètres d’Anor) : une installation semblable fournit de l’énergie au réseau local, en toute discrétion dans le paysage.
- À Couillet (Belgique) : une petite centrale produit environ 450 000 kWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 130 foyers.
Quels bénéfices pour Anor ?
Un projet de ce type permettrait à la ville de :
- réaliser des économies d’énergie,
- envisager de prolonger l’éclairage public dans nos rues, souvent réduit trop tôt en soirée.
Mais au-delà de l’économie, ce serait aussi :
👉 un signal fort, montrant qu’Anor peut innover et miser sur des solutions locales et respectueuses de l’environnement.
Combien ça coûte ?
La création d’une micro-station hydroélectrique représente un investissement de 90 000 €.
Cela correspond à 2,4 % du budget communal.
👉 Un investissement maîtrisé, raisonnable et durable.
La micro-station permettrait de générer environ 18 000 € par an.
Cela représente 19 % de la facture annuelle d’électricité de la commune.